Peinture

Apprendre le franc ais en faisant du soptjpg

Comme dans un "Champ de coquelicots"

By On 20/05/2022

Depuis quelques jours, le parcours de santé de La Roquebrussanne s'est transporté dans le tableau de Claude Monet.

Pour le plus grand plaisir des sportifs, des flâneurs, des esthètes, des contemplateurs, des peintres, des jardiniers, des abeilles, du mien et du vôtre, peut-être...

Si vous voulez entrer dans le tableau, dépêchez-vous ! La floraison des coquelicots est aussi belle qu'elle est éphémère.

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L'arbre qui cache la forêt

By On 17/03/2022

Placé légèrement à gauche du centre du tableau dont il occupe toute la hauteur, le Grand Pin constitue l'unique personnage visible du tableau éponyme peint par Paul Cézanne entre 1895 et 1897.

Cézanne ne peut se résoudre à le circonscrire dans le cadre de la toile : son tronc et ses branches se prolongent dans un hors-champ qu'il nous convient d'imaginer. Imaginer ses racines qui abritent une colonie de larves de cigale. Imaginer ces larves qui patientent sept longues années à son pied avant de se métamorphoser sur son tronc et de coloniser ses branches le temps d'un seul été. Sentir les parfums subtils que son écorce exhale par une chaude journée d'été ou après la pluie. Entendre le sifflement de ses aiguilles agitées par un mistral violent. S'enivrer de la cymbalisation des cigales camouflées sur son écorce. Savourer le bruissement de nos pas sur les aiguilles séchées par le temps. Caresser les gouttes de sève, grasses et odorantes, qui perlent à la surface de son écorce rugueuse.

Comme souvent avec la peinture de Cézanne, la contemplation du Grand Pin ouvre un gouffre entre une réalité visible - la présence du résineux dans le paysage provençal - et une réalité sensible composée de la somme de nos expériences sensorielles. Et cette contemplation nous plonge dans un délicieux abîme.